Le burn-out, mal du siècle …

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Ceux qui me suivent sur Facebook le savent : le burn-out est un sujet qui me tient à cœur. Et je pense que le coaching a toute sa place dans la prise en charge des personnes confrontées à cette maladie en pleine explosion.

Mais d’abord, qu’est-ce que le burn-out, précisément ?

Le burn-out est aussi appelé « syndrome d’épuisement professionnel ». Un syndrome étant un ensemble de symptômes, de quoi parle-t-on précisément ? Quels sont les signes du burn-out ?

burnout symptomesSouvent, les prémices du burn-out sont discrets, et peu parlants : la personne souffre de petits maux banals, comme de maux de tête, voire de migraines, de problèmes gastro-intestinaux, dermatologiques,… Toute la gamme des troubles « psychosomatiques » est concernée. Puis ces maux s’intensifient : la victime perd le sommeil, celui-ci n’est plus réparateur, elle vit une fatigue chronique, est sujette aux infections à répétition et peut développer une hypertension, des ulcères, des maladies dermatologiques graves. Très investie dans son travail, elle finit par le faire comme un robot, est prise d’angoisses quand il faut y aller, jusqu’au jour où elle se retrouve tout simplement incapable de se lever, ou de franchir la porte du bureau.  Entre les premiers symptômes et l’effondrement final, il peut se passer des mois, voire des années.

Comment en arrive-t-on là ?

Les victimes de burn-out craignent souvent de perdre la face en révélant leur maladie, mais il faut le dire haut et fort : LE BURN-OUT EST UNE MALADIE DE BATTANTS, de professionnels (trop) engagés, (trop) consciencieux.

Ce schéma fourni par le cabinet Technologia, très en pointe dans le combat pour la reconnaissance du burn-out comme maladie professionnelle, explique le processus le plus commun :

processus_burn-out

Du plaisir professionnel au burn-out (Technologia)

L’histoire commence bien. La personne aime son travail, y prend du plaisir, en retire des satisfactions diverses : reconnaissance, plaisir du travail bien fait, succès dans les projets entrepris. En conséquence, son investissement professionnel s’amplifie. Là apparaissent les premiers risques : fatigue, déséquilibre entre vie professionnelle et vie privée, déboires familiaux. Ou bien, les conditions professionnelles se complexifient, et d’autant plus sûrement que la personne impliquée est la première à laquelle on fait appel pour effectuer un remplacement au pied levé, ou à qui on va confier des tâches supplémentaires, car on sait bien que ce bon petit soldat est « toujours prêt ». Toute à son travail, notre victime finit par s’isoler progressivement. Alors que son investissement se transforme en surengagement, personne n’est là pour lui dire de lever le pied, et d’ailleurs, quand c’est le cas, elle impose le silence et le respect en répétant à qui veut bien l’entendre son credo personnel, fait de conscience professionnelle et de sens du sacrifice. Le burn-out approche à grands pas. Les symptômes physiques se font de plus en plus présents. Mais il n’est pas question de s’arrêter, puisque le travail doit être fait, quoi qu’il arrive.

Si rien n’est entrepris à ce stade, ces symptômes vont s’aggraver, jusqu’à l’effondrement final. Cet effondrement est toujours subit, même s’il est éminemment prévisible. Un matin, la victime est incapable de se lever, ou de franchir les portes de son entreprise, de son hôpital, de son établissement scolaire. Ou elle s’effondre en plein travail, sans cause particulière. Elle est tout simplement incapable de continuer. L’épuisement est total : physique, psychique et émotionnel. À partir de ce moment, la reconstruction prendra au minimum des mois, souvent un ou deux ans, parfois plus. Dans un premier temps, le plus urgent est la mise au repos et la prise en charge psychologique, qui suppose généralement la prise préalable d’antidépresseurs, dont l’action rend le travail psychothérapeutique possible.

 

Pour savoir où vous en êtes avec le burn-out, vous pouvez faire ce test : Maslach Burn-out Inventory (en français !)

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