4 raisons de ne plus craindre l’échec, et une bonne manière de le transformer en atout

Échouer ? Quelle horreur ! Personne n’aime l’échec. C’est normal. Mais beaucoup trop de personnes le redoutent au point d’être paralysées quand il survient, ou même quand elles envisagent qu’il pourrait survenir. D’autres se sentent terrassées au moindre échec. « Si j’échoue, c’est que je suis nul-le », « J’ai raté, je suis un-e ratée-e ». Non. Non. Non. NON !

D’après vous, quel point commun existe-t-il entre Les Beatles, Steve Jobs, Michael Jordan et J.K. Rowling ? L’échec. Les échecs successifs parfois. Et pourtant, quand on pense à eux, on pense plutôt à leur réussite, non ?

L’échec sera votre ami, quand vous aurez appris à l’apprivoiser. Et vous verrez qu’on peut transformer ses échecs en atouts.

1.      La peur n’évite pas le danger

De toute façon, que vous en ayez peur ou non, vous allez échouer. L’être humain est faillible, et à moins de ne pas bouger un orteil, vous allez finir par vous planter. Et si vous ne bougez pas un orteil, certes vous n’échouerez pas. Mais qu’allez-vous réussir, au juste ?

Les shadoks ont tout compris ... ou comment transformer ses échecs en atouts.

2.      La peur de l’échec est inhibante

Si vous craignez trop d’échouer, de vous tromper, cette peur peut vous paralyser. À trop vouloir maîtriser tous les paramètres avant de prendre une décision « sans risquer de vous tromper », vous risquez surtout de laisser passer votre chance.

 

3.      Le déni, ou comment ne récolter que les côtés négatifs de l’échec.

Nos sociétés anciennes sont marquées par la notion de faute et l’essentialisme. À l’école, on ne fait pas des « erreurs », mais des « fautes » (dans son sens premier, « manquement à une règle morale, à une prescription religieuse ») ; plus tard on pense facilement : « si je rate, c’est que je suis un raté » (ma valeur dépend de ce que je réussis, je suis ce que je fais). Dans de telles conditions, on peut comprendre qu’avouer ses échecs n’ait rien de naturel. On en vient à nier ses échecs, à les relativiser plutôt que les assumer. À rejeter la faute sur les autres. Plutôt que regarder les choses en face, on cache soigneusement la poussière sous le tapis. Et on se prive de l’occasion d’apprendre.

 

4.      L’échec est une excellente occasion d’apprendre

Comme le disait Nelson Mandela : « Je n’échoue jamais. Soit je réussis, soit j’apprends. » Et on peut dire que son parcours n’a pas été linéaire, et qu’il a été jonché d’échecs. Mais sa résilience, indissociable de sa vision de l’échec, lui a permis de donner une seconde vie à son pays. Aujourd’hui, cette vision de l’échec devient un atout dans le monde de l’entreprise. Bill Gates, à la tête de Microsoft, a engagé d’anciens managers de sociétés défaillantes. En effet, pour lui, « une entreprise a besoin de gens qui ont commis des erreurs et qui en ont tiré le maximum de leçons. » Depuis quelques années, il existe même des FailCon (conventions de l’échec, par exemple à Grenoble en juin 2016) où interviennent des entrepreneurs qui ont échoué. Le meilleur du pire de l’échec. Et ça attire du monde.

Mais comment rebondir sur un échec ? Comment en tirer les leçons pour avancer ?

Apprendre à appréhender l’échec pour ne plus le craindre

Car c’est bien là que résident toutes les richesses de nos échecs : dans leur analyse.

Quand on sait qu’on est susceptible d’échouer et qu’on assume ce risque, on peut ensuite le prendre par les cornes. Mais bien appréhender l’échec, c’est quoi au juste ?

  • Le repérer. Aussi tôt que possible pour pouvoir corriger la direction plutôt que foncer ans le mur. Bref : avant même qu’il ne s’impose, être capable d’en détecter les prémices. Ca, ça vient avec le temps. Quand on a connu plusieurs échecs, on les voit mieux venir !
  • L’accepter, en admettre l’existence. Nier ne sert à rien (voir le 3). OK, j’ai échoué. Je l’admets. Ca fera partie de l’histoire de mon succès. Thomas Edison a trouvé 10000 manières de faire qui ne fonctionnaient pas, ou mal, avant de trouver LA manière efficace de fabriquer une ampoule électrique. Et chaque fois, il a tenté quelque chose de nouveau en s’appuyant sur son échec passé. A la fin, il a donné l’ampoule électrique à l’humanité. Heureusement qu’il n’a pas laissé tombé !
  • L’analyser. Où, à quel moment, l’échec est-il né ? Quels sont les facteurs qui expliquent cet échec ? L’observation doit être aussi large que possible, et englober tous les types de facteurs : environnement, outils, comportements, … Lesquels de ces facteurs étaient sous ma responsabilité ? Qu’est-ce que j’aurais pu faire différemment ? Qu’est-ce que je ferai différemment la prochaine fois ?
  • Ré-agir. L’échec n’existe que si on reste où on est tombé. Alors on se relève, et on réagit : quelle est la prochaine étape ? Qu’est-ce que vous décidez de faire, maintenant ? Quelle direction allez-vous prendre ? La même, une direction légèrement différente, ou très éloignée ? Et comment allez-vous l’atteindre cette fois ? On se remet vite en selle, et on repart vers de nouveaux succès…

 Et vous, à quels échecs avez-vous dû faire face ? Et que vous ont-ils apporté de positif ?

 

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