La phrase la plus dangereuse du monde …

Il existe une phrase extrêmement dangereuse. Une phrase qui vous empêche d’avancer. Une phrase qui peut devenir un véritable boulet. Une phrase porteuse d’échec, comme d’ennui. Et cette phrase, on l’entend encore beaucoup trop souvent… « On a toujours fait ça comme ça ! »

Dans un monde incertain, en perpétuel mouvement, cette phrase est pourtant rassurante. C’est une ancre à laquelle se raccrocher quand on ne sait pas quelle direction prendre. Mais rester ancré-e au même endroit trop longtemps, c’est prendre le risque de s’envaser, et de ne plus pourvoir repartir.

Mais justement, dans un monde en perpétuel mouvement, il faut aussi savoir s’adapter. Faire avec le mouvement, plutôt que s’épuiser à aller contre.  Et se rappeler qu’il n’y a pas de progrès, d’amélioration, sans changement.

Et puis, cette phrase est-elle seulement vraie ? Qui est ce « on » ? Où vous situez-vous par rapport à ce « on » ? Et ce « toujours », est-ce vraiment la vérité vraie ?

Quand une façon de fonctionner devient moins efficace, ne vaudrait-il pas mieux se demander pourquoi, et trouver une manière de fonctionner plus satisfaisante, avec un meilleur rapport efforts/résultats ?

Cela dit, la phrase « On a toujours fait comme ça ! » vient souvent en réponse à une demande de changement incomprise. Incomprise, car mal préparée, car émanant d’une autorité distante, … On éviterait bien des déboires, de la révolte bruyante à l’inertie plus discrète mais encore plus efficace, en associant les personnes concernées à la prise de décision concernant les changements à effectuer, et en écoutant réellement leurs suggestions.

Changer fait peur ... même quand on sent que c'est nécessaire.

Changer fait peur … même quand on sent que c’est nécessaire.

Comment faire autrement ?

Pour évoluer ensemble, en évitant que les uns ou les autres se dressent sur leurs ergots, il y a quelques principes de base à respecter :

  • Une véritable écoute mutuelle : l’idée de changement fait naître des peurs, qu’il ne faut pas balayer d’une revers de main, mais accueillir avec empathie.
  • Une association des différents acteurs aux décisions et une prise en compte des envies, besoins, idées de chacun.
  • Une transparence réelle sur les enjeux, les atouts du collectif, les difficultés rencontrées, sur les préocédures de décision

Dans ces conditions, on peut mener une réelle réflexion collective sur les besoins d’évolution et leurs modalités possibles. Quand on a prise sur l’avenir, on en a moins peur …

 

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